Coup de jeune sur les SuperPhoniques ! Pour la première fois en 26 années d’existence et de façon tout à fait fortuite, la sélection se distingue cette année par sa jeunesse et son homogénéité générationnelle. Au-delà de ce hasard, peut-être pas si anecdotique, cette nouvelle sélection est marquée par la présence notable de pièces électroacoustiques ou mixtes, et le grand retour de la voix sous toutes ses formes, qu’elle soit chantée, parlée, murmurée, criée, soliste ou double, enregistrée, montée et retravaillée numériquement. Soulignons également la participation de plusieurs pièces pour instrument soliste, objet d’exploration technique comme d’un jeu avec l’électronique. Car il est question de jeu dans cette sélection, au regard du profil des compositeur·rice·s dont la qualité d’interprètes nourrit le langage et la pratique, et interroge les liens qu’entretiennent l’improvisation et la composition mais aussi les rapports de l’humanité avec la machine. Rencontre, mariage ou hybridation ? Doit-on frémir, s’en réjouir ou en rire ?